
Chers rêveurs, chères femmes, femmes chéries, mes amours,
Je, Loume Astrée, prends la suite du Révérend cette semaine car nous tournerons à plusieurs pour ces éditos. Peut-être sera-ce le Cardinal des Encres et de Âmes la prochaine fois, je ne puis dire. Ici, rien n’est par avance fixé. Trop dangereux. Nous avançons à tâtons dans les dédales de l’imagination et de la création, d’autres diront qu’en général nous sombrons dans la folie et et dans la schizo-paranoïa qu’ils n’auraient pas si tort que ça. Nous évoluons non pas sous pseudonymes mais sous d’autres corps et âmes (dont le Cardinal serait ici le garant); nous ne cachons pas nos noms d’état civil, nous œuvrons au sein de notre Autre. Nous abandonnons volontiers nos nous civils devant leur poste de travail une fois le devoir nourricier accompli pour arborer masques et revêtir capes de super héros artistiques. Sans pour autant agir dans l’ombre, vous pouvez découvrir les visages du Cardinal et du Révérend dans ma dernière composition vidéo nommée Postéri(ori)té pour faire vaguement intellectuel. Désormais nous possédons leurs visages gravés dans le plâtre éternel (?!?), nous possédions déjà le mien et celui du Gzom, le musée des horreurs s’agrandit. Vous en verrez le résultat prochainement (car dans ma vidéo vous découvrirez le début du processus)…
Quel manque d’éducation! J’ai commencé par parler de moi. Oui, mais pour évoquer mes congénères. Non, car je fais fi des conventions de l’Homme, dans la limite de ce qui me ferait aller en prison s’entend bien. J’aime mes contemporains, quand ils me sont proches, et mes voisins, quand ils sont loin. Ici, au sein de la confrérie de Lumière (hum, hum), j’aime chacun de nous, surtout moi.
Je fais fi aussi des fêtes de l’Homme, cette semaine avait lieu un jour des Femmes (?!?). Je ne comprends pas le principe. J’aime et j’honore les femmes tous les jours! J’aime et j’honore ma femme tous les jours. Ici, nous aimons Ka, la muse du Cardinal, qui va cette semaine à la cueillette des nombrils, encore une histoire d’égo j’imagine. A vous de voir, de lire, de commenter. Le Cardinal lui répond amoureusement sexuellement par son rêve d’un âne. A vous de voir, de lire, de commenter.
Enfin, parlons en dernier des œuvres du Révérend, ça le mate. D’ailleurs, il nous livre au Café des Liches, une critique du cinématographe sur un film tout à fait récent, le Rocky horror Picture Show, je me signale à moi-même et à vous que ce film est à l’affiche d’un cinéma parisien (à vous de trouver où, d’ailleurs je pense que le Révérend en parle si vous lisez sa critique jusqu’au bout…). Ce que ne dit pas le Révérend est que le Rocky Horror Picture Show a connu une suite en 1981, passée complétement inaperçue en France intitulée Shock Treatment. Un nanar particulier que je possède bien sûr en DVD (pour l’éternité donc…). Quelle classe ce Loume Astrée.
Aussi le Révérend vous offre un texte sur l’étrange cœur de Saba, je vous laisse le découvrir en toute impartialité.
Vous aurez bientôt de mes nouvelles,
Loume Astrée (par ailleurs, je suis Grand Janus de l’Orpheo Mundi, demandez au cardinal ce que cela signifie bien)
La muse se repaît de Nombrils de Venus
Le repos du guerrier
Dégustation des propos de Janus
Sautoir d’âmes méticuleusement reliées
Vision tragi-comique :
Un édito accouché par une femme
Pour les 28 jours plus tard!
Une communauté de sages-femmes
Témoins aux yeux goguenards!
Des portées sur un air joyeux
Pour tous un destin heureux!
La muse remercie les dieux
Me mater ? Moi ? Mais enfin Grand Janus, fier prélat orphique, ne savez-vous pas que les derniers seront les premiers ?
« les derniers seront les premiers » un jour peut-être, mais maintenant non. Et puis je me serais barré bien avant la fin du monde, je suis pas con non plus.