août 252012
 
Manigoldo

Chers rêveurs, chères femmes, mes amours,

C’est donc à mon tour de m’avancer devant vous, foule d’internautes en liesse devant ma prose effarante. Je dois ici vous offrir ma vision de l’Orpheo Mundi. Pas une mince affaire.  Je l’ai déjà évoquée dans mes précédents éditos (que vous retrouverez dans la section Editos. Je ne mets pas de lien, vous savez où et comment cliquer sur le bouton gauche de votre souris), je dois reprendre ici. Tentons sous une autre forme alors, mais toujours dans le cadre stricte éditorial, cela va être compliqué. Ka se livre à vous par le biais de poèmes, le Révérend se confesse, le Gzom pérore et le Cardinal fait comme il le sent. Quant à moi, triste bougre, pour la volonté d’un langage de vérité, j’écris avec le sang, celui de mon cœur de guignol luttant chaque jour pour la salubrité de son cerveau plus ou moins malade, plus ou moins misanthrope, plus ou moins structuré, surtout moins.

J’ai appris hier que l’homme qui a versé semence pour me fabriquer, M Astrée donc,  est en train d’être bouffé de l’intérieur par ce crabe qui s’attaque à tant d’entre nous, sans distinction ni jugement préalable. J’ajouterai qu’il vient quelques fois, souvent même, quand on le provoque. L’activité humaine est ainsi faite, destructrice. Ma peine est large, ample et dérisoire. Le site ami, Ipagination (toujours pas de lien, vous trouverez, j’y crois fort), sur son blog fait participer les auteurs en leur demandant d’écrire à ce sujet pour le blog stop au cancer (pareil…). Mehdi Gzom, un des auteurs de notre cru, en a posté un récemment (que vous trouverez sur ipagination en cherchant à son nom pardi). Si certains veulent participer à cette aventure littéraire à la fois pleine d’espoir, généreuse et morbide, c’est là-bas que ça se passe. Je passe mon tour.

Pour en revenir à l’Orpheo, après cet épanchement au violon, je ne sais quoi vous dire de plus que ce que vous trouverez dans l’immense quantité de pages qui ornent notre site et nos blogs respectifs est large, ample mais pas dérisoire. J’ai toujours était projeté aux quatre vents à cause de ma curiosité, celle qui ne me permet jamais d’étancher ma soif de culture. Malheureusement, comme tout un chacun, j’ai aussi une grosse prédisposition à la fainéantise, ce qui provoque en moi l’oppressant tiraillement entre rien foutre et découvrir. Ici, dans notre Nef, comme aime l’appeler le Révérend, chacun apporte sa part de compétence et de savoir et nous offrons donc à chacun de nos camarades un large panel culturel par ce que nous créons, par les liens que nous partageons, par le galeries qui nous mettons en ligne sur le Phalanstère. Ici, on peut être fainéant et plein d’allant. Magie de l’œuvre collective. Vous apercevrez d’ailleurs dans quelques temps des travaux collectifs auxquels nous œuvrons tous ensemble, ou par petit groupe, dans la vraie vie (IRL pour les plus geeks d’entre vous). Nous y reviendrons…

Pour l’instant, et on peut dire que j’ai raté mon essai sur le changement de forme de l’édito, voilà ce que je pense de l’Orpheo Mundi, c’est une vaste œuvre collective non prétentieuse qui nous anime, et c’est déjà pas mal.

Loume Astrée

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