Kodo, mon cœur au rythme du Japon

Je ne pourrai jamais oublier cette soirée ; c’était lors de mon deuxième trop court séjour au Japon. Mon frère ainé m’avait donné des instructions pour le rejoindre après son travail pour m’inviter à un concert. J’ai pris le métro à Nakanoshima où j’étais logé pour le rejoindre à Tokyo sur cette place célèbre appelé la place Hachiko.

Le chien Hachiko, 1935 See page for author [Public domain], via Wikimedia Commons
Je l’attendais Patiemment, un peu perdu dans la masse. A quelques mètres de là, un homme debout sur un camion haranguait la foule. En arrivant, mon frère me dit tout naturellement: « tiens, c’est l’extrême droite japonaise ». Rien que ceci avait suffit à me surprendre. En France, en tant que noir, dans la même situation à côté d’un cortège du front national, je me serais déjà retrouvé dans la Seine… Bref, Il m’a présenté la place Hachiko. Vous l’avez sûrement déjà vu plusieurs fois dans des reportages. C’est ce fameux endroit aux deux écrans géants dans le quartier de Shibuya. Il m’a raconté l’histoire de cette place. Hachiko était le nom d’un chien qui chaque jour allait chercher son maitre à la gare. Un jour, celui-ci ne vint pas. Le lendemain non plus et aucun autre d’ailleurs. Hachiko ne savait pas que celui-ci était mort à son travail. Pourtant tous les jours, il venait inlassablement, et ce jusqu’à son dernier souffle. L’opinion publique fût si émue par son histoire qu’une statue fût élevée à cet endroit et nomma ce lieu la place Hachiko.

Tout était là; l’aspect High-tech du Japon mêlé à ses traditions. Nous sommes ensuite allé dans un sushi-bar. Bien que friand de sushi, c’était la première fois que je me rendais dans ce type de restaurant. Encore une découverte.

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Le clou de la soirée: il me dit que nous allions voir un groupe de tambours traditionnels japonais. Honnêtement, je n’étais pas spécialement emballé. Dans la salle d’attente, je lisais les feuillets, essayant désespérément de trouver quelque chose d’écrit en anglais ou en espagnol. Finalement je suis tombé sur une critique de notre quotidien national, « Le Monde » qui disait en gros que « ça allait du tremblement de terre au bruit du son dans les roseaux. Et là ce fût la claque. Je n’ai pas les vidéos du concert de l’époque (ça date de 1995 tout de même) mais celles-ci vous aideront à comprendre le jeune ado que j’étais :

 

 

 

Je suis sorti du concet avec une seule envie: y retourner tout de suite. Je n’y suis jamais éllé, mais de temps, quand je croise la route d’un cerisier en fleurs, je sens mon coeur battre au rythme de Kodo.

Je vous laisse à présent le lien vers leur site:

http://www.kodo.or.jp/news/index_en.html

Edit : je suis très énervé. En reprenant l’article dans le cadre de la refonte de l’orpheo Mundi, je viens de lire sur le site du monde que le groupe était en concert ce soir ! je vous laisse le lien vers l’article, moi je vais bouder dans un coin…

http://www.lemonde.fr/culture/article/2014/02/07/kodo-fait-trembler-le-chatelet-tambour-battant_4361888_3246.html

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