Quel avenir pour l'Orpheo Mundi? Second chapitre

Mes salutations,

Je travaille actuellement sur le projet de « Réseau Orpheo Mundi » que j’ai décrit dans cet article précédent. Je procède à des tests en local pour apprendre la gestion d’un réseau de blogs et pour tester les fonctionnalités disponibles.  « Test en local » un terme barbare je vous l’accorde; cela signifie qu’au lieu d’installer le site directement sur internet, je l’ai installé sur mon ordinateur. C’est une sorte de simulation pour résumer. En ce qui concerne la question qui fâche, celle du financement, je me suis  rendu compte que je l’avais grandement surévalué. 300 euros par mois? Normalement, cela serait moins onéreux même si l’investissement sera supérieur à maintenant. Je cherche principalement une solution me permettant de ne pas avoir à faire payer les membre du réseau. Si je n’avais d’autres choix que les mettre à contribution, ma bourse révérencielle n’étant pas extensible à l’infini, il ne faudrait pas que ce soit excessif. Une idée à l’envolée: chaque futur membre orphique ayant une jolie plume, pourquoi ne pas composer un recueil de nouvelles exclusives qui serait en vente et dont les fonds iraient à la possible association? Cela permettrait de financer les frais hébergement sans  passer par l’envahissante publicité et sans vider nos porte-feuilles déjà plein de courants d’air, le tout de manière originale. Mais ce n’est qu’une idée parmi d’autres. À l’heure actuelle, c’est celle qui me semble la plus agréable.

Question que je me suis posé: pourquoi créer un réseau alors qu’il existe déjà des tas de plate-formes permettant de montrer ses œuvres? Blogger, WordPress.com, Flickr, Déviant Art, Tumblr, pour citer les plus connus. Chacun peut s’en servir sans grande connaissances informatiques. N’oublions pas les réseaux sociaux comme Facebook ou Myspace. Toutefois, ces systèmes ne permettent pas une réelle personnalisation par rapport aux besoins de chacun; du moins, celle-ci est limitée. Le réseau que je souhaite créer n’est pas là pour devenir une machine, mais plutôt une communauté, ou pour faire mon révérend, une congrégation. Les liens se créent naturellement entre les artistes qui m’honorent de leur amitié; les exemples les plus flagrants sont ceux de Yann Landry, écrivain et maître de la tête de l’artiste qui filme les concerts de Soul Like Breeze ou qui interview Alec Lloyd Probert (le tableau qui illustre cet article est de lui). Aux concerts de Soul Like Breeze, se trouvent régulièrement dans le public des artistes comme Mehdi Gzom ou Benjamin Simon.

 

Tableau d'Alec Lloyd Probert
Tableau d’Alec Lloyd Probert

Petit délire personnel: Et si Mr Probert faisait la pochette du prochain album du groupe anciennement nommé « Western électrique »? Si Mr Simon illustrait le prochain le prochain livre de Mr Gzom avec une préface écrite par Mr Landry? Toutes les combinaisons sont possibles, sans bien sur vouloir mettre la pression à cette auguste assemblée… Pour faire simple, l’union fait la force. J’ai honte de ce lieu commun qui s’avère pourtant totalement vrai. Pour un clin d’œil aux linuxiens: « je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous ». Pour moi, il s’agit plus d’un notion de communauté que d’une simple plate-forme pour blogueurs. J’ai envie de travailler avec chacun d’eux pour que leurs sites respectifs leurs ressemblent, qu’ils s’y sentent chez eux comme je me sens chez moi quand je suis sur l’orpheo Mundi. Il faudra adapter les blogs à leurs besoins respectifs. S’il suffisait d’avoir quelque chose de préformatés, autant aller sur les sites cités précédemment. Qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, je ne crache pas sur ces solutions cités, je trouve au contraire que ce sont de formidables outils bénéficiant de l’expérience de société comme Google ou Automattic. J’encourage tous ceux qui voudraient faire un blog quelques soit le thème, et qui ne veulent pas mettre les mains dans le cambouis à passer par ces solutions. Pour cette proto-communauté, j’ai envie d’un travail artisanal. Ce qui peut résumer tout ce que je décris, c’est cette entretien croisé:

La tête de Alec Lloyd Probert, peintre… by latetedelartiste

Il ne s’agit toutefois pas de faire de ce réseau un endroit fermé et immuable. Les nouveaux membres seront bien évidement les bienvenus. Pour le mode de fonctionnement que j’envisage: si une personne a la folie de vouloir un blog au sein de la nouvelle toile orphique, il proposera son projet, et un collège de professionnels décidera s’il est accepté… Un collège de professionnels… Je viens de visualiser la gueule du collège…

Par rapport aux fonctions, je m’interroge sur l’intérêt de proposer certaines fonctions aux membres du réseau

  • Les outils de statistiques: il est toujours plaisant de voir le nombre de visiteurs. Toutefois, leur consultation a un côté chronophage. Oui, la tentation est là de regarder tout le temps, surtout au début, pour se rassurer ou s’inquiéter. Au final, c’est intéressant pour la gestion même du site quand le tout est un peu détaillé, mais au niveau de la création , cela n’a, je trouve aucun intérêt, si ce n’est le risque de dévoyer pour être tenté de suivre les conseils donné par tous ces blogs donnant la clé de la réussite.  La solution pourrait être de les fournir sur demande ou de faire un bilan mensuel.
  • Les boutons de partage: Ils m’horripilent de plus en plus. Entre certains systèmes qui demandent l’autorisation d’accéder à son compte facebook pour un simple partage, les systèmes qui ralentissent le chargement des pages en alourdissant le site, le bouton « +1 » de Google qui met une certaine pression, j’en deviens circonspect. Disons que leur utilité est d’une part de rappeler aux gens qu’ils peuvent faire tourner un lien, d’autre part d’aider les gens internautes qui ne savent pas faire un copier-coller à partager facilement. je réfléchis à ça, y compris sur l’Orpheo Mundi actuel. Plus ça va, plus il y a des boutons de partages dit « incontournables »: Facebook, Twitter et maintenant Google; d’ici 10 ans il y aura combien de boutons à mettre absolument?  Si la publicité me dérange sur les sites que je visite, ce n’est pas pour transformer le mien ou le futur réseau en sapin de Noël. Le web existait sans ça.

Toutefois, je ne déciderai pas seul: si un des blogs tient absolument à avoir ces commodités, je les mettrai en place. Il n’y a que trois choses que je refuse:

  • le bouton « j’aime » de facebook: le bouton partager c’est une chose, mais la fonction « j’aime » est trop intrusive.
  • la possibilité de s’inscrire ou de commenter avec son compte Facebook. je n’aime pas la politique de vie privée de facebook, je ne m’en cache pas même si je l’utilise. Paradoxe humain auquel je fixe des limites. De plus, le mini-réseau social ne sera réservé qu’aux membres du réseau orphique et devra permettre une réelle intimité. Bref, pas de loup dans la bergerie.
  • Encore par rapport à facebook (vous allez croire que je déteste): Les boites fan qui apparaissent sur les sites et qui montrent les faciès de tous ceux qui ont cliqué sur « j’aime ». Ce n’est pas parce que j’ai indiqué sur Facebook que j’aime tel site ou association que j’ai envie que ma photo de profil soit visible en dehors de facebook. Je trouve cette « fan box » et cette façon de faire inélégantes.

Parmi les projets pour le réseau, il est possible qu’une boutique en ligne soit ouverte pour permettre à chacun de vendre directement ses œuvres. J’envisage pour ceci de me servir de l’outil Prestashop. Par contre, il faudra que je m’occupe des statuts légaux concernant la vente en ligne. J’ai horreur de tout ce qui est administratif, et j’ai des bouffées d’angoisse à l’idée de lire de pages et des pages d’alinéas… En tout cas, cette boutique ouvrirait dans le cadre de l’association.

Tant qu’à être un peu pontifiant, il faudra bien évidement mettre en place une charte (Rooohhhh!!! Bouhhhh!!! Fasciste!!!!) . Bien que je fasse confiance à ceux qui composeront ce nouveau projet, il est toujours mieux que tout soit défini, surtout si de nouvelles âmes rejoignaient plus tard cet ensemble.  À vrai dire, tout dépendra du futur hébergeur et de ses conditions générales de vente. Pour vous donner un exemple concret, avec mon hébergeur actuel, toute référence à l’érotisme est interdite. En passant chez eux, j’ai montré patte blanche en leur indiquant les passages dans mes textes qui pourraient être fâcheux ou les peintres sulfureux. Cela n’a posé aucun souci. Par contre, si j’avais monté un blog dédié à la photographie, je pense que des clichés de nus n’auraient pas été acceptées. Pour anticiper, bande de pervers, non, je ne créerai pas de site pour adulte dans la prochaine structure orphique. Je vous rappelle ce qui s’est passé ce 1er avril: J’ai fait croire à mes contacts facebook qu’un saligaud avait piraté mon site pour le changer en infâme site pornographique. Bien entendu c’était faux. Simplement, je ris encore en pensant au nombre de connexions ce jour là. Autre exemple: je suis très content de mon hébergeur actuel, mais les conditions font que je ne peux pas y héberger un réseau de ce type (je leur ai demandé un mail pour avoir la confirmation).

À part ça, j’essaye de m’améliorer au niveau de la technique et du référencement. Je me suis donné un an pour tout réaliser, en espérant ne pas avoir été trop ambitieux. Il me reste également une chose importante à définir : le nom de mon blog. L’Orpheo Mundi devenant le nom du réseau, je devrai trouver une autre appellation pour ma partie. J’aurais bien gardé « Le Rêve-errance » comme nom mais je me suis rendu compte que c’était bien trop souvent utilisé sur le net. Au niveau de la visibilité cela serait contre productif. Je crois que ce sera ma principale difficulté.

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