L'art rit tourne aile

Une infusion régulière de mysticisme dans la soupe populaire.

Une dose d’incertitude métaphysique pour cent doses de quotidien.

Les raisons se ressemblent. On le voit à leur goître, crâne chauve et éprouvette percée. Cette chose-là n’a pas d’explication! Profitez-en, détendez-vous. Car ici le bonheur s’achète pré-imprimé, à crédit. Le bonheur s’use alors que grimpent les taux d’intérêt de l’Idée du bonheur d’alors, quand celui-ci n’était que désir, que promesse, que forme, fonction et prestige.

On la connaît cette ritournelle. Et pourtant, elle continue d’égréner en nous sa partition entêtante et détestable. Et maintenant vous lui ressemblez! Vous qui fredonnez les cicatrices laissées sur vos corps caleux par les Maîtres d’Oeillères, on vous en a fait une coupe, on vous a rasé de près, vous êtes ce chant-là puisqu’il vous parle, puisqu’il reste en vous, puisqu’il plaît à vos amis de vous l’apprendre, ou d’y faire référence quand c’était d’enfance qu’on chantait cette partition entêtante et détestable, cette mélodie de code barre de vous devant l’illusion du choix des linéaments imbéciles des linéaires.

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« Nous y allons pour nous trouver ». C’est ce que les Maîtres d’Oeillères sont heureux de vous savoir penser. Mais vous y allez pour vous nourrir, vous y allez parce que vous êtes un corps, un estomac, un colon; vous êtes soif, sucre et petite mort; vous y allez pour devenir et repos et digestion et sommeil pour finir.

Vous y allez pour mourir.

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