Les absents n'ont pas toujours tort.

Mes salutations,

Après un démarrage en fanfare et des publications régulières, la communauté de l’Orpheo Mundi s’est faite plus rare. Est-ce grave ? Non. Bien qu’internet dispose de sa propre temporalité, la vie réelle continue à suivre son cours. Écrire un article demande du temps, un investissement que nous ne pouvons toujours nous accorder. Un seul article peut demander plusieurs heures,  entre sa rédaction, se renseigner, trouver les illustrations, la mise en forme, les notions barbares de référencement pour qu’il soit bien placé dans les moteurs de recherche etc. De mon côté je prends régulièrement des notes et je sais que les autres membres sont également dans un constant processus de création. N’oublions pas non plus la vie de tous les jours et ses contraintes.

Ô combien il est facile de tomber dans les oubliettes au bout de deux semaines d’absence. Est-ce une crainte ? Non. De nombreuses choses sont en cours à l’instar de cette bande-dessinée dont parlait Loume Astrée la semaine dernière. Excepté pour ce rendez-vous hebdomadaire, il n’y a aucune contrainte de temps pour les membres de la communauté du type : “publie un truc tous les deux jours où tu es viré”. Cela est et restera. Ce lieu est un endroit de plaisir. Notre seul profit est le partage. Nous prenons le temps pour vous offrir nos vérités. Un arbre qui tombe seul dans la forêt fait-il du bruit ? Un révérend qui prêche un samedi est-il nu sous sa soutane ? Si on ne publie pas tous les jours, allons-nous disparaître ? Qu’importe ; nous sommes déjà présents entre deux instants.

J’en ai lu des pages et des pages de conseil sur comment être visible sur le net en publiant très régulièrement, même si ce n’est pas forcément pour dire des choses intéressantes. Combien de fois au temps de l’ancien Orpheo Mundi ai-je culpabilisé par moment de laisser passer de longues semaines avant une nouvelle publication.  Basta ! basta ! basta! Comme ça m’a fait du bien de lire au bout d’un moment quelques articles disant que ce n’était pas grave. Si on aime quelque chose ou quelqu’un, on accepte son absence car on sait que le retour n’en sera que plus plaisant. J’illustrerai ceci par le site d’un certain prophète nous ayant rejoint. Nous nous sommes lancés en même temps à l’assaut du monde numérique et bien qu’il n’ait pas publié sur son blog depuis un certain temps, retrouver sa plume de temps en temps est un plaisir ; je sais que je jouirais de son retour car ses quelques articles valent infiniment plus que beaucoup de choses vides de sens que nous pouvons retrouver au fil de clics frénétiques.

Il est bon ton de se lamenter que de l’absinthe soit absente une partie de ce qui faisait sa présence. Mais qui est encore là pour connaître le goût originel de cette muse folle ? Profitons simplement de ce qui est déjà sans imaginer ce qui aurait pu car c’est là la raison de l’impatience ; fantasme de vitesse et de ce qui devrait être. L’absinthe, j’en ai est d’ailleurs parlé un temps.

 

Viktor Oliva: Le Buveur d'Absinthe (Source : Wikimedia Commons)
Viktor Oliva: Le Buveur d’Absinthe (Source : Wikimedia Commons)

Profitons de Lady Ka qui s’extrait du temps pour vivre enfance et nous faire goûter une douce dissolution sous sa langue sucrée-salée.

Profitons du soleil radieux qui nous a tant manqué et des plantes que nous offre notre bien aimé Cardinal des encres et des âmes.

Profitons du sang que nous offre Loume Astrée dont le Janus nous offre un triptyque.

Absent trop longtemps de mon adolescence, je conjugue le passé, le présent et le futur pour donner vie à un vieux projet. J’ai également profité de ces jours ensoleillés pour agrémenter le Mythos Nullos Lexicas de quelques nouvelles révélations.

Surtout, profitons de ceux qui nous ont rejoint ! Profitons de la présence de ma fille bien aimée qui n’a rien a envier à Lucrèce.

Profitons des transformations apportées par Hypnos qui sait si bien changer des cris d’effroi en cris de plaisir.

Nous accueillons également un nouveau membre, Domgodjo, avec qui nous avons commencé une discussion autour des notions de génie et d’argent. Prenez part à celle-ci et donnez vous aussi votre avis.

Vous aussi venez profitez de la Grande Revue de Presse en découvrant des liens intéressants et/ou en faisant découvrir les vôtres.

Nous vous manquons déjà ? Cette cathédrale est vaste, elle est un labyrinthe où le temps lui même se perd. Perdez un peu de temps à l’arpenter pour gagner autre chose : ce que même absents nous partageons déjà avec vous.

Profitons ! Jouissons ! Trinquons à l’absence,  promesse du retour !

 

Verre d'absinthe et une cuillère à absinthe (Auteur : Eric Litton, source Wikimedia Commons. Ce fichier est disponible selon les termes de la licence Creative Commons Paternité – Partage des conditions initiales à l’identique 2.5 générique)
Verre d’absinthe et une cuillère à absinthe (Auteur : Eric Litton, source Wikimedia Commons. Ce fichier est disponible selon les termes de la licence Creative Commons Paternité – Partage des conditions initiales à l’identique 2.5 générique)

Carpe Diem

Carpe Noctem

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.