King’s queer, expositions amoureuses et peintures révoltées

Amours et révoltes ! Comme j’aime le credo de ce groupe musicalement électro et punk dans l’âme.

J’ai connu les King’s queer par le site ami « La Tête de l’artiste » qui les avait suivis lors de leur guérilla sonore. Le principe de cette action non-violente ? Puisque les médias n’allaient pas à eux, ils iraient aux média. Devant les rédactions, ils jouaient avec fougue leurs morceaux. Ceci fut mon premier contact virtuel avec ce groupe. Musicalement, ce n’était pas trop à mon goût – ça a changé ces derniers jours – mais par tous les anges de l’enfer, comme j’aime leur énergie ! King’s queer est un duo qu’au premier abord on pourrait limiter à un groupe LGBT ; Grib est transboy et Laet lesbienne. Cela serait trop réducteur car c’est avant tout une force qui prêche l’amour universel et la révolte en chacun. Ils sont militants et citoyens là ou d’autres sont détachés et entravés et  pour ne rien gâcher, ce sont surtout d’incroyables et infatigables performeurs.

Maintenant que vous avez pu vous faire une idée, passons à leur actualité : en ce moment, une exposition leur est consacrée, ou plutôt à leurs pochettes de disques. Plusieurs artistes sont présents suite à un concept original : les King’s queer, comme tout individu, ont été influencés par des artistes et des rencontres. Ils ont demandé à leurs pygmalions de dessiner chacun une pochette ; une étant sélectionnée pour être l’officielle. Je tiens à signaler que parmi les participants, notre bien-aimé Cardinal des Encres et des Âmes s’est associé à Yann Landry de « La Tête de l’artiste » pour une réalisation. Pour plus de détails sur la genèse, je vous invite à lire l’article sur le site de « La Tête de l’Artiste » Ça se passe à la galerie Dufay/Bonnet à Paris.

Je me suis rendu à l’exposition ce samedi, n’ayant pas le courage de me rendre au vernissage ayant eu lieu jeudi. Ce n’est pas plus mal car cela m’a permis d’avoir une visite guidée personnalisée. Régulièrement nous sortions, le temps que Yann interroge les différents participants comme il sait si bien le faire.

Je parlais tantôt de l’énergie séduisant du groupe ? Ce n’était pas qu’un effet d’aubaine le temps d’une guérilla filmée promotionnelle. En vérité je vous le dis, ce sont des passionnés vous renversant sur la table ! Chaque pochette, chaque rencontre a une histoire, qu’il s’agisse de l’artiste qu’ils ont embarqué dans le coffre de leur bagnole pour éviter qu’il se fasse casser la gueule, à la pochette réalisée au fin fond d’un village d’Islande, en passant par l’artiste connu et bien côté.

Photo par Yann Landry de La Tête de l'Artiste
Photo par Yann Landry de La Tête de l’Artiste

Les pochettes sont variées, avec de fortes inclinaisons punks et urbaines. En temps normal, je n’aurais peut-être pas été attiré par certaines de ces œuvres, mais l’ensemble présenté rend la chose intéressante, pertinente,  si ce n’est flamboyante. Cet assemblage pourrait ramener aux expérimentations d’une Silver Factory, sans la fatuité d’un Warhol ou la vacuité des mondains ; ici toute n’est que passions folles et farouches.  Je retiens notamment l’artiste Amaury Grisel et son travail sur le bondage ; je n’ai pas encore pris le temps mais je vais m’empresser de le découvrir.

Une autre chose m’a beaucoup plus : toutes les pochettes sont aux mêmes prix, qu’il s’agisse d’artistes de renom ou d’illustres inconnus. Comble de la folie douce et jouissive, le livre d’or est à signer… aux toilettes, sur des feuilles disposées sur les murs.

Je ne saurai parler de cette journée sans parler de la galerie Dufay/Bonnet en elle-même : elle se trouve dans la cour d’une copropriété. On y est coupé de tout,  sa responsable est adorable et est dotée d’assez d’audace pour les exposer. Une mention pour le voisinage : j’ai appris que lors du vernissage, des voisins de la copropriété avaient participé et que l’un d’eux avaient même fait de la soupe pour convives ! Pour 200 personnes, un jeudi soir, que demander de plus ? D’autant plus que ce n’était pas un simple vernissage : il y avait également des concerts et des performances qui me font regretter la fatigue m’ayant fait cocooner ce soir là.

Pour plus d’infos,  je vous invite à consulter leur tumblr ainsi que leur page Facebook.

Nous nous verrons sans doute ce samedi 23 novembre, toujours à la même galerie pour quelques surprises.

Photographie de mon meilleur profil par Yann Landry de la Tête de l'artiste
Photographie de mon meilleur profil par Yann Landry de la Tête de l’artiste

Vous vous demandez sans doute ce que j’ai marqué dans le livre d’or susmentionné ? Comment ça vous en en foutez ?! Et bien souffrez, manants, que je vous délivre cette vérité : « L’amour est une révolte ». D’accord, je suis tombé dans le lieu commun mais à notre ère compliquée, où chacun se radicalise, l’amour est plus que jamais nécessaire ; la révolte doit être portée par l’amour et non par la peur. J’aime King’s queer et tous ce qu’ils portent : « Amours et Révoltes »

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